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Dissertation Enigme Du Moi

Préparer la dissertation littéraire

Activités pour rédiger la dissertation littéraire : passage rédigé

Sujet : Dans Deux définitions du roman (1866), Emile ZOLA déclarait : « le premier homme qui passe est un héros suffisant ». Discutez cette affirmation en prenant appui sur les textes du corpus et sur les œuvres que vous connaissez.

Nous pouvons donc affirmer que l’homme qui nous ressemble, « le premier homme qui passe » comme dit ZOLA, peut tout à fait devenir le héros d’un roman. Car c’est en fait le projet d’écriture que s’est fixé l’auteur qui détermine la nature du protagoniste de l’œuvre : individu d’exception, être banal ou encore homme médiocre. Le personnage correspond à l’ambition du romancier qui peut vouloir copier le réel, proposer une satire, mais aussi éveiller la curiosité de son lecteur, le faire rêver, pleurer ou bien encore rire. De plus, que ce personnage ressemble au lecteur ou s’en démarque, ce dernier trouvera toujours un intérêt particulier à la découverte de cet être fictif : mieux connaître un type social représentatif d’une époque, échapper à la réalité de son temps ou finalement se retrouver dans le héros. Et pourtant il ne faudrait pas oublier que le personnage reste la pure création du romancier, un être fictif, un « être de papier » ; s’il est « héros », il est avant tout « héros de roman ». N’oublions pas enfin que les personnages des romans nous parleront toujours de nous comme l’explique Milan Kundera, dans L’art du roman : « Tous les romans de tous les temps se penchent sur l’énigme du moi. Dès que vous créez un être imaginaire, un personnage, vous êtes automatiquement condamné à la question : Qu’est-ce que le moi ? Par quoi le moi peut-il être saisi ? C’est une des questions fondamentales sur lesquelles le roman en tant que tel est fondé. »

© 2009-2010 Fabienne Chaudanson, Delphine Gougne et Pierre Poirier/ Académie de Grenoble/ Lycée Ouvert de Grenoble

Ceux qui étaient en classes préparatoires scientifiques l’année dernière le savent, le moi est sujet à beaucoup de questions. Aujourd’hui, j’essayerai de vous parler de la personnalité et de l’identité. Je laisserai les philosophes disserter sur la définition du moi, de la conscience, du lien avec le langage, etc. Nous allons plutôt nous intéresser à la personnalité et ses liens avec les relations sociales. S’associer en société permet de créer une entité forte, soudée mais l’identité de chacun est parfois mise de côté. Comment être quelqu’un dans cette grande entité ? On voit le même débat en politique. Dans une ère où l’Europe prend de plus en plus d’importance, le débat de l’identité nationale s’allume (bien que sujet à des controverses).

Nous avons tous quelque part un petit côté narcissique. Nous voulons être reconnus, remarqués. D’ailleurs, si vous feuilletez ce site, c’est que quelque part vous voulez vous développer. Développer votre personnalité, être quelqu’un à vos yeux (si ce n’est aux yeux des gens). Est-ce mal pour autant ? Être personne, c’est vivre seul (et je ne parle pas de la petite solitude du célibataire). Posez-vous ces questions pendant quelques minutes : Qu’est-ce qui vous définit ? Choisissez quelques adjectifs, quelques réflexions, quelques passions, quelques personnes.

Vous êtes votre entourage.

Les gens avec qui vous avez interagis vous ont sûrement aidé à devenir qui vous êtes. Vous avez sûrement connu une rencontre qui a changé votre vie. Pour moi cette personne s’appelle Vibol. Je l’ai rencontré il y a environ 8 ans. Sans lui, je n’aurais sûrement pas connu mes premiers amours. Je n’aurais pas pu évoluer, me développer. D’ailleurs, j’aurais pu être en train de lire cet article au lieu de l’écrire. Mais il y en a d’autres : je dois mon style vestimentaire actuel à Alexandre et Benoît (et son site Bonne Gueule). Et vous, qui sont ces personnes ? Maintenant, comprenez-vous pourquoi on vous conseille de bien choisir votre entourage ?

Vous êtes vos actions.

Ce que vous faites (ou ne faites pas) vous définit. Que ce soit un voyage, un projet personnel, une bonne action, des actes immoraux, ou que sais-je encore. Vos actions vous collent à l’âme. Votre personnalité est votre propre fichier edvige. Et dans un certain sens, je crois que le karma existe. Enfin, pas dans le sens commun. Ce n’est pas une divinité, une morale extérieure qui vous juge. Mais vous-même, et votre propre morale. Faire des actions qui vont dans le sens de nos objectifs, nos aspirations, nous rend heureux.

Vous êtes votre histoire

Votre passé, celui de vos ancêtres, cela fera partie de vous jusque dans votre tombe. L’oublier, ou essayer de l’oublier, c’est perdre une partie de soi. Cela me fait penser à une histoire. Celle d’un asiatique qui était parti aux Etats-Unis pour ses études. Au bout de quelques mois, il finit par s’intégrer parfaitement à la société américaine. Sa famille d’accueil était très chaleureuse et ses amis de l’université sympathiques. On finissait même par l’appeler par un prénom occidental. Tout était parfait… sauf pour sa vraie famille. Il avait fini par se sentir entièrement américain, reniant ses origines asiatiques. Au téléphone, son père lui dit : « Tu te crois si américain ? Pense à te regarder dans le miroir un jour ». L’intégration sociale est importante, mais connaître ses origines, les garder, est tout aussi important. J’ai parlé des origines culturelles, mais c’est valable aussi pour notre passé. Je n’oublie pas qu’à une époque j’étais très réservé et introverti. Je n’oublie pas que je n’avais aucun style et que j’étais presque invisible. Quand je vois la progression, je ne peux être que fier de moi. Je ne ressens aucune honte à reparler de cette époque.

Vous êtes vos principes

Votre morale, votre vision du monde, contrôlent vos actions, votre vie. Vos principes sont les piliers de votre personnalité. Quand on pense aux Samouraïs, on pense à leur code d’honneur : le Bushido. Ce code était très strict mais reflétait la vision asiatique d’un guerrier. Celui-ci doit avoir ces sept vertus : droiture, courage, bienveillance, politesse, sincérité, honneur, loyauté. Sinon, autre exemple peut-être plus parlant pour certains : Barney Stinson. Quand on pense à lui, mis à part les costumes et les femmes, on pense au Bro Code. Ainsi, vous aussi, vous devriez avoir des vertus, des principes. Peut-être pas ceux des samouraïs, des pirates ou encore des gentlemen, mais les vôtres.

Nous avons fait à peu près le tour des différentes choses qui peuvent vous définir. Ce que voient les gens quand ils pensent à vous. Tout à l’heure j’ai parlé de Barney Stinson, le personnage fictif de la série How I Met Your Mother. C’est un exemple intéressant dans le sens où il a une personnalité marquante. Ce genre de personnalités se caractérise par une possibilité de réduction. On peut les réduire à des simples choses. Par exemple pour Barney : les costumes, les filles, « suit up », « it’s gonna be legen… wait for it… dary ! ». Pour James Bond ça serait : le smoking, le vodka martini, les superbes Aston, etc. Maintenant à vous… comment peut-on vous définir ?

Daniel


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